Le succès par la pub

Chacun a déjà eu entre les mains un objet publicitaire. Il faut dire que le large marché des produits promotionnels couvre de multiples secteurs, ainsi que de nombreuses cibles. S’il peut être influencé par la saisonnalité comme les fêtes de fin d’année qui représentent pour les fournisseurs une période importante, le cadeau promotionnel s’achète et s’offre toute l’année. Les motifs de commandes sont variés : “En moyenne, pour 80 % des demandes que nous recevons, le client souhaite distribuer l’objet sur des salons ou à des partenaires. Les 20 % restants, qui concernent la fin d’année, ont généralement pour but de récompenser les collaborateurs”, explique Éric Philippé, patron de Goodies Promo. Chez Objetrama, c’est l’inverse : “nos commandes augmentent en fin d’année pour gratifier les collaborateurs, mais aussi pour récompenser les clients ou en prospecter de nouveaux. Tout au long de l’année, l’objet publicitaire peut aussi s’utiliser en interne, à l’occasion des séminaires par exemple, pour créer un sentiment d’appartenance à la société”, résume Arthur Manier, son directeur marketing. En outre, d’autres usages moins connus ont aussi tout leur sens : “il existe une partie clientèle pour laquelle un objet publicitaire est destiné à la revente, comme les articles illustrés que l’on trouve dans les boutiques de souvenirs, ou encore pour motiver l’achat dans le cadre d’une promotion de type ‘un cadeau pour deux produits achetés’. Enfin, l’objet publicitaire peut également servir à équiper des collaborateurs. Par exemple, un artisan couvreur qui commande des vêtements chauds pour ses employés avec le logo de l’entreprise inscrit dans le dos”, précise-t-il. Preuve donc que l’on ne peut dégager une généralité tant les besoins, selon le profil de chaque entreprise, sont variés. Toutefois, comme son nom l’indique, un objet publicitaire vise avant tout à faire connaître l’entreprise qu’il promeut, et à être utilisé comme un outil de prospective. Pour les petites structures, l’objet promotionnel joue un rôle primordial : “les articles publicitaires représentent un sous-ensemble de l’enveloppe marketing. On estime en moyenne que celle-ci équivaut à 2 % du chiffre d’affaires de l’entreprise”, déclare Frédéric Misseri, dirigeant de Lagardère. Pour les très petites entreprises (TPE), le budget consacré peut être inférieur à cette appréciation. Limitées par leurs moyens, elles ont tout intérêt à choisir le bon objet publicitaire : celui qui plaira à une majorité, aura l’impact le plus grand tout en étant durable dans le temps : “Plus l’enveloppe budgétaire est restreinte, plus elle représente une dépense stratégique. Nous recommandons à nos clients de TPE d’être très attentifs quant au choix de l’objet et à son retour sur investissement. Il convient de se poser les bonnes questions quand on commande un objet de communication. En tant que fournisseur, nous sommes aussi là pour les conseiller”, poursuit le patron. Ainsi, pour accroître le retour sur investissement, il n’est pas nécessaire d’aller vers un article plus cher, mais différent. Prenons le best-seller incontestable des objets promotionnels : la clé USB. Sa version la plus classique dite Twister, dont le capuchon métallique pivote sur le corps, est distribuée en grande quantité depuis de nombreuses années, le plus souvent dans sa capacité la plus petite. “Pour moi, elle représente le pire objet de communication du marché ! Quelqu’un susceptible d’utiliser ce type de produit en a déjà acheté ou reçu plusieurs. Celle qu’il garde au quotidien a une forte capacité, un design qui lui plaît, ou un aspect pratique pour l’accrocher à son porte-clés. Cet objet promotionnel ne saurait remplacer le produit déjà utilisé”, explique Frédéric Misseri. Pour le dirigeant, au lieu de s’attacher au prix qui figure sur le bon d’achat, il convient d’évaluer le taux d’utilisation. S’il est faible, la bonne affaire du départ n’en est plus vraiment une. Concrètement, le challenge d’un cadeau publicitaire consiste à rester le plus longtemps sous les yeux de sa cible : “le contre-exemple de la clé USB Twister, c’est le modèle toupie. Original, les gens le gardent et, mieux, jouent avec quand ils sont au téléphone. Plus l’objet reste dans l’environnement du client, plus il continue de générer de l’impact publicitaire”, résume-t-il. Cette dimension gadget a toutefois un prix, de l’ordre de 20 à 25 % plus cher qu’une clé USB basique : plutôt que d’acheter en masse un objet dont le retour sur investissement est incertain, il vaut mieux diminuer la quantité de pièces commandées en les distribuant de manière stratégique. Diminuer la quantité n’est toutefois pas toujours possible. Libre à chaque fournisseur de fixer le seuil en deçà duquel il ne pourra pas honorer les commandes : parmi les plus bas, Goodies Promo fixe sa limite à 100 euros HT. En plus de ce facteur clé, il faut prendre en compte le nombre minimum de pièces commandées souvent propre à chaque article ou, du moins, à chaque famille de produits : “pour une parka qui coûte 87 euros, il sera de deux pièces ; pour une montre connectée vingt pièces, et pour la majorité de notre catalogue, cinquante”, résume Éric Philippé. Des seuils loin d’être fixés au hasard, calculés par rapport aux frais de personnalisation : “le marquage nous fait déterminer le seuil minimum d’un article, puisqu’en deçà d’une certaine quantité, les frais complémentaires de mise en route de la machine le justifient”, explique le dirigeant. Par ailleurs, toutes les personnalisations ne sont pas au même prix : “pour les budgets serrés, la tampographie reste la technique de parachèvement la plus abordable”, précise Arthur Manier.

Expérience en vol

Récemment, alors que j’étais de passage à Reims, où j’ai effectué une initiation au pilotage d’avion. J’ai donc volé à bord d’un Piper PA 28, un engin ultrasimple. Et je dois dire que j’ai bien savouré cette virée. J’appréhendais un peu, car je pensais que piloter un avion soit compliqué, mais en réalité, c’était incroyablement facile. D’ailleurs, j’ai appris ce jour-là qu’il est possible de piloter un avion avant même d’avoir un permis de conduire ! Pourquoi ? D’abord, parce que piloter un avion est franchement plus simple que d’apprendre à conduire : après tout, il n’y a ni vitesses ni embrayage. Ensuite, en altitude, il y a quand même bien moins de trafic ! Du coup, on peut avoir son PPL avant même d’être majeur. Depuis cette sympathique initiation, une question me taraude : pourquoi j’ai attendu si longtemps pour piloter, alors que je suis fasciné par les activités aériennes. Pourquoi je l’ai fait chez des amis ? D’autant que c’est systématique. Je ne sais pas si c’est comme ça pour tout le monde, mais c’est toujours lorsqu’on est en vacances qu’on réalise des activités nouvelles. Ce qui est assez idiot, quand on y pense. J’ignore ce qui nous pousse à agir de cette manière. Peut-être que lorsqu’on voyage, on préfère les activités plutôt que les biens de consommation. Je vais tenter de faire un effort en essayant des expériences inédites près de chez moi. Casanier, sors de ce corps…  Pour ceux qui se sentiraient pousser des ailes, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé pour mon initiation de pilotage d’avion, si l’aventure vous tente.Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site internet sur cette activité de baptême de l’air en avion qui est très bien rédigé sur ce thème.

Pourquoi s’en prendre au Qatar

L’Arabie saoudite et ses alliés dans le Golfe annonçaient, lundi 5 juin, la rupture de leurs liens diplomatiques avec le Qatar, accusé de «soutenir le terrorisme». Rachel Marsden débattait sur ce sujet avec le général Jean-Bernard Pinatel, auteur de L’histoire de l’Islam radical et de ceux qui s’en servent. Donald Trump prononçait un discours le 21 mai, à Riyad, la capitale saoudienne. Il y a ainsi appelé les pays arabes à combattre « l’extrémisme islamiste » et à isoler l’Iran, source du terrorisme selon lui. Ces deux raisons pourraient expliquer la rupture des liens diplomatiques de l’Arabie saoudite, de l’Égypte, de Bahreïn, du Yémen et des Émirats arabes unis vis-à-vis du Qatar, qui entretient des liens avec l’Iran et qui est soupçonné de financer des groupes terroristes en Syrie. Sauf que l’Arabie saoudite et son régime wahhabite sont également accusés de soutenir l’islamisme radical. Comment cette nouvelle donne géopolitique peut-elle recomposer les équilibres régionaux? Le général Pinatel rappelle que « le Qatar a toujours abrité jusqu’à une date récente, c’est-à-dire ces derniers jours, le secrétaire général de la confrérie des Frères musulmans ». Depuis la chute de Mohamed Morsi, l’Égypte dénonce l’entrisme et les actions déstabilisatrices des Frères musulmans dans les pays arabes. En effet, « le général Sissi a récemment accusé le Qatar d’être derrière, en tout cas les Frères musulmans, d’être derrière les attentats qui se passent en Égypte ». Jean-Bernard Pinatel estime alors que cette rupture diplomatique se révèle être « une victoire de l’Égypte ».

Les leçons de Ghandi

«Je dois peut-être au public de l’Inde et au public de l’Angleterre que ce procès a principalement pour but d’amadouer, de leur faire connaître pourquoi, de loyaliste et de coopérateur fervent, je suis devenu désaffectionné et non-coopérateur intransigeant. Je devrais dire également à la Cour pourquoi je me reconnais coupable d’avoir encouragé la désaffection envers un Gouvernement établi en Inde par la loi. Mon activité publique commença en 1893 en Afrique du Sud, à un moment critique. Les premiers rapports que j’eus avec les autorités britanniques de ce pays ne furent point agréables. Je découvris que je n’avais comme homme et comme Indien aucun droit; ou plus exactement je découvris que je n’avais aucun droit, parce que j’étais Indien. Cela ne me dérouta point. Je me dis que cette façon de traiter les Indiens était une excroissance d’un système de gouvernement bon en soi. Je lui donnai donc ma coopération loyale et volontaire, le critiquant sans me gêner lorsque je considérais qu’il se trompait, mais sans jamais souhaiter sa destruction. Aussi, lorsqu’en 1899 l’existence de l’Empire fut menacée par la guerre des Boers, je lui offris mes services, je formai un corps de brancardiers volontaires et pris part à divers engagements qui eurent lieu pour sauver Ladysmith. En 1906, à l’époque de la révolte des Zoulous, je formai un corps d’infirmiers et servis jusqu’à la fin de la révolte. Je reçus chaque fois la croix et fus cité à l’ordre du jour. Pour mes services en Afrique du Sud, Lord Hardinge me remit la médaille d’or Kaiser-i-Hind*. Lorsqu’en 1914 la guerre éclata entre l’Angleterre et l’Allemagne, je formai un corps d’ambulanciers volontaires composé des Indiens qui se trouvaient à Londres, étudiants pour la plupart. Son utilité fut reconnue par les autorités. Enfin, lorsqu’en 1918 à la Conférence de la guerre qui eut lieu à Delhi, Lord Chelmsford fit un pressant appel pour l’enrôlement de la jeunesse, je me donnai tant de mal pour former un corps sanitaire à Khedda que je compromis sérieusement ma santé. Ce corps allait être formé lorsque les hostilités prirent fin. Dans tous ces efforts, j’étais poussé par la conviction que des services de ce genre me permettraient d’obtenir pour mes compatriotes un rang égal à celui des autres parties de l’Empire. Le premier choc me vint sous forme des lois Rowlatt*, qui furent prises pour voler au peuple sa véritable liberté. Je compris qu’il me fallait mener contre ces lois une agitation vigoureuse. Puis, ce furent les horreurs du Pendjab, qui commencèrent par le massacre du Jallianwala Bagh* et arrivèrent à leur point culminant, lorsqu’on donna l’ordre de faire ramper les gens sur le ventre, de les fouetter publiquement, et autres humiliations indescriptibles* ; je découvris que la promesse faite par le Premier ministre aux musulmans de l’Inde, au sujet de l’intégrité de la Turquie et des lieux saints de l’islam ne serait point tenue. Et malgré ces présages, malgré les conseils de mes amis qui m’avaient mis en garde au congrès d’Amritsar en 1919, je soutins la coopération et l’application des réformes Montagu-Chelmsford*, parce que j’espérais que le Premier ministre tiendrait sa promesse aux musulmans, que l’on panserait la blessure faite au Pendjab, et que les réformes, si peu adéquates et satisfaisantes qu’elles fussent, seraient le début d’une ère d’espérance pour l’Inde. Mais tout l’espoir que j’avais nourri s’effondra; la promesse faite au Califat* ne fut pas tenue, le crime commis au Pendjab* fut blanchi, et la plupart des coupables non seulement ne furent pas punis, mais restèrent au service du Gouvernement et continuèrent à émarger au Budget de l’Inde, certains même obtenant de l’avancement. Je me rendis compte également que les réformes n’indiquaient pas le début d’une transformation dans les sentiments du Gouvernement à notre égard, mais une méthode pour épuiser l’Inde et lui prendre toutes ses richesses et pour prolonger sa servitude. J’en arrivai à contrecœur à la conclusion que notre association avec la Grande-Bretagne avait, au point de vue politique et économique, rendu l’Inde plus impuissante que jamais. Une Inde désarmée est incapable de pouvoir se défendre contre un agresseur si elle voulait se battre avec lui. C’est au point que certains de nos hommes les plus capables considèrent qu’il faudra à l’Inde plusieurs générations, avant de pouvoir devenir un Dominion*. Elle est si pauvre qu’elle ne peut guère résister aux famines. Avant la venue des Anglais, l’Inde tissait et filait suffisamment dans ses millions de chaumières, pour ajouter aux maigres ressources de l’agriculture ce qui lui était nécessaire. Cette industrie villageoise si vitale pour l’existence de l’Inde fut ruinée par des procédés inhumains et cruels décrits par les Anglais qui en ont été témoins. Les habitants des villes ne savent guère comment les masses de l’Inde à demi mourantes de faim tombent dans l’épuisement, ils ne savent guère que leur méprisable confort provient du courtage qu’ils reçoivent de l’exploiteur étranger et que ce courtage et ces bénéfices, on les a arrachés aux masses. Ils ne se rendent pas compte que le Gouvernement établi par la loi en Inde n’existe que pour cette exploitation de masse. Nul sophisme, nul arrangement de chiffres, ne peut faire disparaître le témoignage évident des squelettes que l’on voit dans un grand nombre de villages. En tout cas, je suis certain que l’Angleterre et les habitants des villes de l’Inde, s’il y a un Dieu au-dessus de nous, auront à répondre devant lui de ce crime envers l’humanité et envers l’histoire. Même la Loi, dans ce pays, est mise au service de l’exploiteur étranger. Mon étude impartiale des procès jugés par la Loi martiale du Pendjab m’a convaincu que 95% des condamnations n’auraient pas dû avoir lieu; l’expérience que j’ai des procès politiques m’a amené à cette conclusion que neuf sur dix des hommes condamnés étaient absolument innocents. Leur crime, c’était d’aimer leur pays. Dans 99 cas sur 100 dans les tribunaux de l’Inde, justice n’est pas rendue aux Indiens, alors qu’elle l’est aux Anglais. Je n’exagère pas. C’est l’expérience de tout Indien ayant eu quelques rapports avec ce genre de cause. Selon moi, l’administration de la loi, consciemment ou inconsciemment, s’est prostituée au service de l’exploiteur.

Donald Trump révèle la plus grande menace pour les États-Unis

A en croire la chaîne américaine CNN, Donald Trump aurait qualifié la Corée du Nord de menace directe la plus importante pour la sécurité nationale des États-Unis. Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche avec le premier ministre canadien Justin Trudeau le 13 février, le président américain s’était déjà prononcé sur ce sujet, estimant que la Corée du Nord était un grand problème pour la sécurité du pays. « La République populaire démocratique de Corée est un énorme problème pour les États-Unis, et nous allons la surveiller de très près », a affirmé le président américain. CNN révèle également que les États-Unis ont proposé d’introduire de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, qui a tiré un missile balistique en direction de la mer de Corée le 12 février. Le président sud-coréen par intérim, Hwang Gyo-Ahn, a promis une « réponse appropriée » à ce tir. Au moment du tir, son homologue américain Donald Trump passait le week-end avec le premier ministre japonais Shinzo Abe. Le chef d’État américain assuré Tokyo du soutien total de Washington après le tir de ce missile balistique au mépris des résolutions des Nations unies. « Je veux que tout le monde comprenne et soit conscient du fait que les États-Unis sont derrière le Japon, son grand allié », a déclaré Donald Trump.

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Mourir en direct sur Facebook

A 25 ans, Keiana Herndon était accro aux réseaux sociaux. Le 28 décembre dernier, dans l’Arkansas, elle discutait, comme souvent, sur Facebook Live. Une pratique courante chez les adolescents et les jeunes adultes. Les internautes réagissaient à sa vidéo. Keiana Herndon leur montrait l’un de ses deux enfants, Riley, âgé d’un an et demi, en train de jouer à côté d’elle. Tout d’un coup, elle a fait un malaise. La chaine américaine ABC7 a interrogé la tante de Keiana Herndon, qui a visionné le Live (supprimé depuis par Facebook). Elle a décrit les derniers instants de sa nièce : « Elle se frappait le visage et secouait frénétiquement la tête. Je me suis dit : “Qu’est-ce qui lui prend ?”. […] Elle est tombée et Riley [l’un de ses deux enfants, ndlr] a pris le téléphone, il parlait et jouait avec. J’entendais en arrière des soupirs puis… plus rien. » La chaîne de télévision locale KARK 4, de son côté, a interrogé le père de la jeune femme, qui ne comprend pas que parmi les spectateurs du live, personne ne soit intervenu. « C’est dingue d’imaginer que quelqu’un puisse voir ou entendre quelqu’un d’autre rendre son dernier souffle sans bouger de son canapé. » Un oncle, qui a vu la vidéo, raconte qu’il a fallu attendre une demi-heure pour qu’un ami se présente au domicile de Keiana Herndon. C’est à ce moment-là que le live a été déconnecté. La jeune femme a ensuite été conduite à l’hôpital, où les médecins n’ont pu que constater le décès. Sa mère a indiqué à la presse qu’elle souffrait de « problèmes à la thyroïde. “

Pour une gouvernance spatiale européenne

Le traité de Lisbonne évoque à de multiples reprises la gouvernance européenne dans le domaine spatial, sans aborder les programmes concernés et leurs dotations budgétaires. Or le budget spatial de l’Union est le dixième du budget européen total de ce secteur, qui luimême est le dixième du budget spatial mondial : ainsi, le budget spatial de Union européenne ne représente qu’1 % du budget spatial mondial. À terme, cette faiblesse pourrait amoindrir la compétitivité spatiale européenne. Néanmoins, si les budgets européen et français sont limités, reste que l’Europe et la France ont su faire « beaucoup avec peu », notamment par rapport aux États-Unis, où le rendement des investissements est inférieur. Certes, il existe sans conteste des possibilités d’amélioration en Europe, mais la forte rentabilité des activités spatiales européennes provient pour Reynald Seznec de la qualité des choix stratégiques : des activités spatiales qui génèrent des applications concrètes, une industrie plus compétitive en matière de modèle économique. Le retour géographique : un impératif à améliorer Pour Reynald Seznec, l’impératif du retour géographique est légitime, mais sa gestion « par programme » demande à être améliorée : le fléchage des commandes vers un pays et un fournisseur particuliers implique en effet un risque d’atteinte à la libre concurrence et peut jouer à rebours de la rentabilité du projet concerné. Il serait souhaitable de repenser cette organisation en laissant plus de souplesse à l’industrie pour organiser ses programmes. Affirmer la nécessité d’une préférence européenne Jusqu’à présent, la nécessité d’une préférence européenne n’a pas été explicitement exprimée, même si l’on constate des indices de cette préférence dans le domaine des lancements. Pour Reynald Seznec, un tel principe devrait être constituer l’une des bases de la politique industrielle communautaire en matière de technologies. La chaîne de valeur européenne est à la fois compétitive à l’international et intrinsèquement concurrentielle. L’industrie européenne pâtit d’un accès limité au marché des États Unis, qui, à l’exception des segments commerciaux, ne reste que marginalement pénétrable, essentiellement par l’intermédiaire des grands industriels américains. A lire en détail sur Fouga Magister

Lutte contre le terrorisme en Europe

Arrestations, extraditions et condamnations se multiplient dans plusieurs pays d’Europe après les attentats sanglants commis cette année par des terroristes. Au-delà du débat sur les burkinis en France — ces maillots de bain pour femme couvrant la plupart du corps —, dont l’interdiction a été confondue par certains avec la lutte contre le terrorisme, l’heure est bien à l’action antiterroriste sur le territoire européen. L’Allemagne a annoncé l’arrestation de l’homme qui avait vendu des armes au “tireur de Munich”, auteur d’un bain de sang dans un McDonald’s de la capitale bavaroise en juillet dernier. Les autorités bulgares ont quant à elles confirmé l’extradition en France d’un terroriste connu, qui avait participé à la fusillade de la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015. Enfin, Anjem Choudary, prêcheur britannique célèbre que les autorités du pays ont plus d’une fois tenté d’expulser voire d’emprisonner pour son soutien actif aux terroristes du Proche-Orient et ses appels à rejoindre les djihadistes, a été condamné. Choudary ne s’est encore jamais retrouvé derrière les barreaux ou dans une salle d’attente de l’aéroport de Londres, mais a plusieurs fois été invité à BBC en tant qu’observateur. Cette fois les autorités britanniques sont arrivées à prouver lors d’un procès secret un lien direct entre Choudary et des terroristes irakiens, syriens et indonésiens, ainsi qu’à présenter des preuves matérielles de son appartenance à Daech, organisation terroriste interdite dans de nombreux pays du monde, y compris en Grande Bretagne et en Russie. Les juges ont déjà condamné le prêcheur mais la décision finale n’est pas encore fixée.

Chercher les poux

Un nouveau service est disponible dans les salons de beauté pour femmes de Dubaï: dorénavant, les clientes peuvent profiter des poux comme moyen pour la revitalisation du cuir chevelu et de la croissance des cheveux. Les amatrices de belles coiffures sont certaines que les poux, alors qu’ils mordent le cuir chevelu, stimulent aussi le flux sanguin, ce qui augmente la densité des cheveux et renforce leur croissance. Le prix d’un pou est de 4 dollars. Pour que les poux apparaissent, il faut effectuer une séance avec “la participation” de 10 à 15 poux. Les autorités de Dubaï ont annoncé qu’un tel service au sein des salons de beauté était inacceptable. Les organismes qui s’en occupent devront payer des amendes de 550 dollars. Les personnes qui souhaitent utiliser une telle méthode de médecine populaire ont été prévenus par le ministère de la Santé de l’apparition de certaines maladies de la peau et de la propagation des poux chez d’autres membres de la famille. Les médias locaux ont publié une information selon laquelle les femmes qui ont utilisé ce service ont été confrontées à un autre problème: elles ont commencé à perdre leurs cheveux, puisque les poux non seulement mordent le cuir chevelu, mais aussi se nourrissent du sang en endommageant le tissu de la peau. En mars dernier, dans des magasins du Koweït, de petites boîtes avec des poux que l’on pouvait acheter pour les mettre dans les cheveux avaient déjà fait leur apparition. Il nous reste à nous poser cette question: quel pays arabe, après Dubaï, risque d’attraper des poux pour que les femmes se fassent belles?


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